Fondé le 7 mai 2021, le parti Gran Repantans pou Avansman Nouvo Pèp Ayisyen an (GRANPA) entend s’inscrire dans le paysage politique haïtien comme une force favorable à une transformation profonde du pays. Son premier bureau a été établi à Belle-Anse, dans le Sud-Est. À travers sa vision, la formation politique affirme vouloir contribuer à la construction d’une Haïti souveraine, où chaque citoyen pourrait avoir les conditions nécessaires pour vivre dignement, dans l’esprit de l’héritage de Jean-Jacques Dessalines.
Sur le plan politique et idéologique, GRANPA dit vouloir promouvoir un modèle fondé sur le nationalisme haïtien, la démocratie participative, la justice sociale et le développement durable. Sa mission repose notamment sur la mise en œuvre d’une politique économique et sociale axée sur la bonne gouvernance et la défense de l’intérêt national.
Pour les responsables du parti, ces principes doivent permettre de rompre avec les pratiques qui ont contribué, selon eux, à l’affaiblissement des institutions et à la dégradation des conditions de vie de la population.
GRANPA s’est également associé à un groupement de 13 partis politiques dénommé « Myèl », légalement enregistré auprès du Conseil électoral provisoire (CEP) en perspective des prochaines échéances électorales. Le parti entend participer aux élections à tous les niveaux, mais son appartenance à ce regroupement implique une démarche fondée sur le consensus pour la désignation des candidats à certains postes. Cette stratégie traduit la volonté de la formation de privilégier une dynamique collective plutôt qu’une compétition interne entre les différentes composantes de l’alliance.
Toutefois, le leader de GRANPA, Me Junior Pierre, se montre particulièrement sceptique quant à la tenue d’élections cette année. S’il estime qu’un processus électoral demeure possible en Haïti, il considère que les conditions actuelles ne semblent pas réunies pour permettre son organisation. Selon lui, la sécurité devrait constituer la priorité avant toute consultation populaire. Il souligne également un paradoxe préoccupant : les institutions et les agents appelés à garantir la sécurité de la population sont eux-mêmes exposés à l’insécurité, ce qui fragilise davantage les perspectives d’un processus électoral crédible et sécurisé.
Face à cette situation, GRANPA lance un appel aux Haïtiens qui souhaitent voir émerger une nouvelle dynamique politique dans le pays. Me Junior Pierre invite ainsi ceux qui refusent de voir Haïti demeurer dans l’impasse à rejoindre le mouvement afin de porter, collectivement, le projet de changement défendu par le parti. Avec ses portes ouvertes à toutes les personnes partageant cette ambition, GRANPA entend participer à la construction d’une Haïti émergente, en misant sur la mobilisation citoyenne, la souveraineté nationale et une gouvernance davantage orientée vers l’intérêt général.
Texte : Laurore Michel
Email : michelaurore90@gmail.com
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