Le Vaudou, un malfaiteur, encensé comme sauveur

Depuis l’Afrique de l’ouest, bien avant les XVIIème et XVIIIème siècle, dans des villages comme Dahomey, Guinée Bissau, Bénin, Togo, Zaïre, Congo… Des serviteurs de loas appelés vaudouisants se battaient entre eux, pour protéger leurs intérêts ou pour prouver leur supériorité. Où les malheureux perdants se faisaient esclaves de leurs bourreaux qui les échangeaient avec des marchands européens contre de l’argent, des armes, des habits et des bijoux. D’où la fameuse phrase : » Depi nan Ginen ti nèg te trayi nèg ».

Transportés en Amérique sur le Négrier, ses derniers sont vendus comme esclaves, pour travailler dans des champs, des maisons, des ateliers et pour être placés aux services de leur maître. Prisonniers en terre étrangère, ils se souviennent de leurs loas qu’ils continuent de servir et d’interpeller même en étant sous le joug de la servitude. la révolte de Makandal, bien qu’elle s’était soldée par un échec en 1757, mais elle constitue cependant un des actes fondateurs du vaudou haïtien. Et c’est à ce moment là qu’apparaît Boukman, le fameux prêtre Vaudou faiseur de services aux esprits, des dieux qui délivrent que s’ils sont présents. Fatigués de leurs mauvaises situations de vie, ils font appel aux libérateurs absentéistes (les loas) au cours d’une cérémonie solennelle (la cérémonie du bois-caïman). En faisant de grandes sacrifices, afin de raviver le cœur de leurs prétendus sauveurs qui peuvent agir que sur la demande de leurs chwals (chevaux) ; pour venir les donner du courage et de la force. Pour qu’ils puissent combattre vaillamment, leurs tyrans qui ne cessaient de les terroriser. Si dans la nuit du 14 au 15 août 1791; ces apprentis dieux se faisaient rédempteurs de ces malheureux âmes mal nés. Qui, après l’abolition de l’esclavage allaient être indépendants le 18 novembre 1803. Semblerait-il que depuis lors ces bienfaiteurs ont perdu leurs bontés.

L’origine du Vaudou

Le Vaudou provient de la Magie noire appelée aussi sorcellerie qui est une contre façon de la vraie magie dénommée la magie blanche. Il est une branche de l’Animisme, une religion polythéisme qui fait de l’âme le principe de tous les phénomènes vitaux. C’est pourquoi les vaudouisants vendent leur âme aux démons.
Haïtiens et Africains ne sont pas les seuls qui se servent de la magie. On la rencontre dans des grands évènements politiques, sociaux, culturels, religieux et sportifs ; et elle les donne de bons résultats. Mais nous, nous peinons à attendre depuis toujours un miracle nègre de notre magie. Eh bien ! en quoi notre pratique de la sorcellerie nous est-elle utile ? Ce qui est certain, si les loas étaient réellement des protecteurs, et si la sorcellerie était bonne, les blancs ne les auraient laisser pour nous.
Ces esprits (les loas), ce sont des anges déchus chassés sur la terre par Dieu selon la Bible. Ils sont éparpillés dans les lieux célestes, dans les eaux, dans les bois et un peu partout sur la terre. Ce sont des démons qui au contraire hantent les humains. Ils ne pourraient en aucun cas être des défenseurs de l’homme. Car ils suscitent les gens à la violence, à la prostitution, à voler, à la criminalité, à l’immortalité ; ils sont entre autres les auteurs spirituels du mal.

Les débuts du Vaudou en Haïti

Dès son début en Haïti, le Vaudou était au service des gens qui voulaient étendre leur suprématie sur les autres. Des malfaiteurs qui cherchaient des moyens surnaturels pour piller le jardin des autres. Pour voler «lougawou», pour faire de la zombification. Pour se transformer en animaux, en objets, etc. dans le but d’impressionner un adversaire ou une personne désirée. Des gens, soient des hommes influents ou des cambrioleurs qui ne voulaient pas percer par des projectiles. Et d’autres dénommés «awousa» qui s’en servaient pour dérober en plein jour afin de ne pas se faire remarquer. Tous ces pouvoirs sont obtenus contre rançons par le biais d’un prêtre vaudou. Il y a même des personnes qui se servent de leur puissance vaudouesque pour pouvoir travailler beaucoup (des prostituées, des porteurs, etc.). Si le Vaudou autrefois était pratiqué par un nombre restreint et surtout par des personnes du troisième âge . Aujourd’hui, ce sont des jeunes qui veulent être influents et puissants qui le pratiquent. Une syncrétisme religieuse qui, depuis son début servait à faire des expéditions maléfiques pour détruire la vie des gens. Pour commettre des choses odieuses et pour faire du mal à autrui. Ne pourrait en aucun cas faire du bien, car sa nature est déjà mal. Si les guérisseurs arrivent à traiter des maladies et font de bonnes œuvres. Ce n’est pas parce qu’ils sont vaudouisants. Mais c’est à cause de la vertu des plantes et des savoir-faire qu’ils ont dans la médecine traditionnelle.

Le Vaudou, un malfaiteur déguisé

Au lieu de contribuer à notre bonheur, le Vaudou nous inflige plutôt des malheurs. Sous l’influence des prêtres vaudou, des hommes et des femmes se contentent de procurer de supers pouvoirs qui les rendent invisibles ou invaincus quand ils sont attaqués.
Les bandits, les chimères, les voleurs les kidnappeurs, les malfaiteurs qui terrorisent la population en rependant la fureur et la terreur dans le pays, ils sont protégés par des loas. Ils tuent, ils Violent, ils volent, ils persécutent avec de la sorcellerie. Et ces derniers temps ils s’érigent en maîtres du territoire et se comportent même comme des dieux, grâce avec la magie noire. Si certains pensent que le Vaudou fait des bienheureux à ses adaptes en guérissant et en protégeant. Cependant, ce sont les malfrats qu’il garantie dans leurs mauvaises actions. En les faisant devenir plus forts et plus puissants.

Si cette branche de l’Animisme pouvait aider les indigènes à prendre leur indépendance en 1803, pourquoi cette même pratique religieuse ne nous aide pas aujourd’hui dans nos malheurs noirs ? La sorcellerie, fait-elle notre bonheur ou celui des malfaiteurs qui ne cessent de massacrer la population en répandant le deuil partout et ailleurs? En tout cas, si réellement les mêmes causes produisent les mêmes effets dans les mêmes circonstances, notre Vaudou et notre magie devraient nous donner une Haïti belle et prospère ; une nation libre et souveraine. Au lieu d’un pays sale et miséreux, un peuple qui évolue sous le joug de la servitude étrangère malgré qu’il soit indépendant.

Texte : Jean Marry JEAN
C.P: varietestarsnewsagency
Email: jeanmarry85@gmail.com

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