La situation actuelle d’Haïti est cataclysmique, apocalyptique. Rien ne fonctionne. Rien n’est debout. Toutes les crises orbitent autour de la Première République Noire. De l’espoir ! c’est la dernière pensée de tous. Le pays sombre à la vitesse d’un éclair.
Les gangs armés, oui encore eux ! Toujours eux. Les propres fils d’Haïti qui l’asphyxient, le tuent. Ces hommes sans cœur, sans apathie, détruisent, brûlent, vandalisent, pillent et tuent à leur gré sans aucun remord, sans aucune conscience. Les femmes, les enfants et les vieillards ne sont plus protégés. A leurs yeux, la chair humaine est rôtie comme toutes les autres viandes. C’est du pur cannibalisme, certainement.
Les groupes de gangs qui jadis s’entretuaient, aujourd’hui s’unissent pour mettre l’avenir des filles et des fils du pays au centre d’une ruée de violence à nul autre pareil. Au quotidien, ils élargissent leur territoire au détriment de paisibles citoyens contraignant de fuir leur modeste demeure. A quant leur retour ? Une incertitude sans nom.
Les policiers sont les principales victimes. Pas un mois sans que l’institution policière n’est en deuil. Le pire, certaines familles n’ont pas pu récupérer les dépouilles maltraitées, martyrisés de leurs proches policiers tombés sous les balles de ces voyous armés. Et pourtant, le directeur général se sent confortable. Aucune prise de conscience encore moins une démission. Sans doute, ce DG donne des résultats, sinon, il devrait déjà laisser les clefs de l’institution sous la porte. Sauf que ces résultats ne sont pas ce que la population attend. Quand une minorité veut lutter, contrecarrer les assauts de ces terroristes, le cercle vicieux du banditisme la décourage. Pas de matériels, pas d’ordre !
Les hommes de « Viv ansanm » assiègent à plus de 80% la région métropolitaine de Port-au-Prince et, pourtant, nous avons un Conseil Supérieur de la Police Nationale. A quel fin ? Surement aux fins des avantages, d’exhibition, de carte de débit, des voyages entre autres.
Tout citoyen patriote se sent consterner par cette situation sans précédente du pays. Le pays est livré à lui même. Les faux amis de l’international font la navette avec la venue d’une force en aide à la PNH. Du temps perdu, gâchis, gabegie. Le pays a soif d’une révolte à l’exemple de 1804. Sinon, dans peu de temps, la vie sera déjà très loin à un point de non retour.


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