Les États-Unis d’Amérique est la première puissance mondiale et le plus grand État du continent Américain. Situés à environ 1 heure et 45 minutes d’Haïti, ils ont reconnu l’indépendance de la Première République Noire du monde depuis 1862. Et se présentent comme le véritable protecteur de la nouvelle nation indépendante. Pourtant ils sont les premiers à faire de l’ingérence dans les affaires internes du pays. Ils ont contribué ainsi à sa destruction ; tout en se basant sur la Doctrine de Monroe, avec la complicité et la naïveté des politiciens Haïtiens sans colonne vertébrale et sans vergogne.
L’histoire de la relation Haïtiano-américaine remonte depuis le temps de la colonie, quand Haïti n’était même pas encore une nation. Lorsque Toussaint Louverture a signé un traité commercial avec les États-Unis d’Amérique et l’Angleterre, en juin 1799. Au lieu de jouir des avantages, ce nouveau État allait connaître le néolibéralisme sous la mainmise du géant Nord-américain depuis la présidence d’Abraham Lincoln jusqu’à date. Bill Clinton est l’un des plus grands présidents américains, pourtant il a échoué en Haïti comme le plus gros crétin. Car après avoir saboté la production nationale de la terre Dessalinienne en encourageant l’importation de riz américain, (reconnaît Bill Clinton). Lui et ses acolytes ont gaspillé l’argent de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), créé le 31 mars 2010 à New-York, (information présentée par plusieurs médias locaux); un fond qui était destiné à la reconstruction du pays après le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Ils sont des apaches, c’est dans le malheur des plus faibles qu’ils fondent leur bonheur.En février 1806, après les protestations de la France contre le commerce qui se poursuit entre les États-Unis et la nouvelle nation fraîchement indépendante. Le congrès américain décrète un embargo sur le commerce entre les Étasuniens et les Haïtiens, juste pour isoler la jeune République du monde commercial. Tandis que grâce à la Révolution Haïtienne, Napoléon a vendu la Louisiane avec les États-Unis à bas prix.
En 1857, les États-Unis ont décidé de confisquer la Navase, une Île adjacente de la République d’Haïti. Cette île magnifique abrite des fonds marins avec des variétés de poissons, de scorpions et d’araignées uniques, de l’or, de l’uranium exploités par les Etats-Unis sans l’autorisation des gouvernements haïtiens. En effet, en 1856, Peter Duncan, un capitaine américain, prend possession de la Navase au nom des Etats-Unis. En 1857, Le gouvernement américain publie un décret faisant du Guano une ressource stratégique pour les Etats-Unis. Le 3 décembre 1857, Duncan et Edward Cooper notifient le Département d’État sur le Guano de la Navase. Quelques jours plus tard, le gouvernement américain demande la mise en application de « The Guano Islands Act » voté par le Sénat américain. Selon cette loi, toute île inhabitée contenant du guano est placée sous la souveraineté américaine.
En avril 1858, Faustin Soulouque, Empereur d’Haïti, envoie deux (2) vaisseaux de guerre avec instructions d’expulser les Américains par la force. Cooper alerte son pays, les Etats-Unis expriment à l’empereur Faustin Ier leur volonté de défendre leurs ressortissants par la force et envoient sans tarder du renfort à la Navase. L’État Haïtien défend son droit de propriété auprès du gouvernement américain en arguant que l’île appartenait à l’Espagne qui l’avait cédée à la suite du traité de Ryswick à la France, et que les territoires cédés à la suite de ce traité deviennent libres sous le nom d’Haïti. Le 17 novembre 1858, le gouvernement étasunien répond à l’État haïtien pour expliquer que l’île n’a jamais été colonisée par les Espagnols ni par les Français, qu’elle n’a jamais été habitée par les Haïtiens non plus. Avant même de prendre le contre-pied de cet argument étasunien, l’Empereur Faustin Soulouque est renversé. En 1914, le canal de Panama est ouvert, la Navase devient une zone stratégique sur le plan commercial. En 1917, le gouvernement américain y installe ses garde-côtes. En 1989, le gouvernement du général Prosper Avril envoie sur place une équipe de radioamateurs pour planter le drapeau Haïtien dans le sol de la Navase avec l’inscription mentionnant la souveraineté haïtienne. Pendant plusieurs heures, ils émettent des messages radio depuis « Radio Navase Libre ». En mars 1990, Prosper Avril est renversé. Depuis lors, pas même un seul dirigeant Haïtien n’a osé revendiquer la Navase, car ces tyrans sont prêts à faire renverser et voire exécuter tous ceux qui défendent ce territoire reconnu par les Constitutions Haïtiennes de 1858 à 1987.
En 1911, sous pression du Département d’État Américain, la National City Bank de New York a fait l’acquisition de 20% du capital constitutif de la Bank Nationale de la République d’Haïti. En décembre 1914, des fusiliers marins débarquent de la canonnière américaine « Mathias » et volent d’une valeur de cinq cents milles dollars (500 000) en or qu’ils transportent à la National City Bank. En juillet 1915, sous prétexte de vouloir protéger les intérêts étrangers en particulier américains menacés, les Yankees ont envahi ce territoire et ont ainsi passé dix-neuf (19) ans à exploiter ses ressources minières et à apporter de la corruption sur la terre d’Haïti. En 1941, pour le compte des États-Unis, le Président Elie Lescot a permis à la Société Haïtiano-Américaine pour le Développement Agricole (SHADA), de détruire plus de cent trente milles (130 000) hectares des dernières forêts du pays, principalement dans le Nord et l’Artibonite pour l’aménagement de plantations de caoutchouc. En 1981, sous le Gouvernement de Jean Claude Duvalier, ils avaient fait tuer les cochons créoles. En 1983, ils avaient fait croire que le VIH-SIDA a été créé par les Haïtiens, alors que le congrès Américain aurait dépensé environ dix millions de dollars (10 000 000) pour le créer, afin d’exterminer les Haïtiens, les Africains et des homosexuels. En 1991, ils ont commandité un coup d’État meurtrier dans le but de réoccuper le pays. En 1994, tout en l’imposant un embargo, et ainsi détruire la Force Armée d’Haïti qui laisse sa place à la Police Nationale d’Haïti (PNH), qui peine encore à répondre aux besoins de la population en matière de sécurité.
En 2004, le Core Group, une entité sans fondement juridique, a été créé au Canada par la Communauté internationale et commandée par les États-Unis, dans le but de mieux interférer dans les affaires internes de la Première République Noire indépendante. Après avoir détruit la riziculture de ce peuple, le fameux Bill Clinton, en 2010, a détourné environ quatorze milliards de dollars sous les regards complices et insouciants des dirigeants politiques haïtiens. Les États-Unis et la France, quand allez-vous remettre à Haïti son argent et ses ressources volés ?
« Parmi les armes retracées en Haïti, une large proportion vient des États-Unis selon les données du (Bureau de l’alcool, du tabac, des armes à feu et explosifs (ATF) des USA) », rapporte Eugenio Weigend. Deux ans de cela, The American Progress a sorti un rapport qui explique « comment la faiblesse des lois américaines sur les armes à feu alimente les crimes violents à l’étranger ». ATF devait fournir à la PNH des informations sur vingt armes. 85 % étaient fabriquées ou importées des États-Unis. Des 206 armes questionnables de 2016, 98,5% venaient du grand voisin nord-américain contre 94,1 % en 2019.
Le rapport « Fragilité, Résilience, Développement et Investissement » (FREDI) récemment publié par l’Institut d’Enseignement Supérieur de Formation Diplomatique et Consulaire (INESDYC) du Ministère des Affaires Étrangères dominicain (Mirex), couvrant la période 2021 à 2023, révèle que les armes et les munitions proviennent en grande partie des États Unis et alimente le trafic à destination d’Haïti ou elles sont revendue illégalement dans ce pays et dans une faible proportion en République Dominicaine.
Pendant que les États-Unis fournissent des armes illégales activement dans le pays depuis vers les années 2016, ils ont refusé d’accepter que Haïti à besoin d’une force armée. Ils ont opposé à toutes tentatives visant à remobiliser la FADH. Ils ont préféré d’encourager en 2020, la fédération des gangs armés dans le pays par des politiciens écervelés. Et quand leurs intérêts sont menacés sur le territoire haïtien, ils sont allés pressurer le Kenya pour prendre la tête d’une mission multinationale d’appui à la Police Nationale d’Haïti. Pourquoi ont-ils tant de haines contre le peuple Haïtien?
Ce sont des réactionnaires, ils ne veulent pas que les problèmes du pays soient résolus, car si cela arrive, ils n’auront aucun droit dans les affaires internes de la nation Haïtienne. Et pour montrer leur volonté de ne pas vouloir combattre les hommes armés qu’ils protègent, en mai 2024, des autorités américaines sont allés négocier avec le chef de gangs Vitel’Homme Innocent, pour les corps de leurs ressortissants assassinés par ces mêmes malfrats. Même leurs cadavres sont plus importants pour eux que les Haïtiens. Ces actes et ces comportements élucident clairement la déclaration de Franklin Delano Roosevelt à l’égard d’Haïti. « Il faut constamment soulever les va-nu-pieds contre les gens à chaussures et mettre les gens à chaussures en état de s’entre-déchirer les uns les autres, c’est la seule façon pour nous d’avoir une prédominance continue sur ce pays de nègres qui a conquis son indépendance par les armes. Ce qui est un mauvais exemple pour les cent vingt-huit millions de noirs d’Amérique ». Tout est clair, les États-Unis et ses acolytes sont des ennemis jurés qu’il faut rayer de la réalité d’Haïti, si les Haïtiens veulent se débarrasser de leurs malheurs. Mais, lequel des dirigeants haïtiens est prêt à le faire?
Texte : Jean Marry JEAN
C.P : VariétéStars News Agency
E-mail : jeanmarry85@gmail.com
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