À observer le quotidien des Haïtiens, on dirait que la mort est une amie, une alliée. Ce qu’autrefois l’on redoutait, devient maintenant un composant de la vie normale. Mourir chez soi, dans la rue, en voiture ou n’importe où, n’étonne plus personne aujourd’hui en Haïti. On y adhère.
C »est un grand secret de Polichinelle, qu’en Haïti pas un jour sans mort, sans des assassinés. Sans que le pays ne soit en guerre, des territoires sont perdus et des milliers de déplacés internes. Du coup, nous sommes devenus au fil du temps un allié sûr de la mort.
À ce moment charnière de l’histoire, les massacres sont intense et se répètent sur une population délaissée et abandonnée. Au Wharf Jérémie, le plus récent où plus de 200 vieillards déjà dépourvus de tout et en aucun cas ne représentaient un danger pour les hommes armés, sont lâchement assassinés, poignardés selon les témoignages de leurs proches qui ont dû s’enfuir pour donner des informations. Car en étant dans la cité, ils sont obligés de garder le silence sous des menaces férules de ces malfrats.
Que ce soit à Pont Sondé, à Liancourt, à Port-au-Prince entre autres, les massacres hantent la vie paisible des citoyens. Les hommes armés font leur loi. Ils décident du sort des citoyens à leur gré sous l’œil complice des dirigeants.
l’État, garant de la sécurité publique et détenteur de la violence légale, prend non seulement du temps avant de réagir, mais ne pose aucunes actions concrètes. Au contraire, chaque massacre est accompagné d’une note dans laquelle l’État déplore, comme tout citoyen d’ailleurs. C’est hilarant.
La Police nationale d’Haïti (PNH) en ses différentes unités spécialisées, les Forces Armées d’Haïti (FADH), les policiers de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS), sont les différents corps armés légaux actuellement en Haïti. Par contre, le nombre de déplacés pour cause d’insécurité ne fait qu’augmenter. Cela n’a pas empêché les hommes de « Viv Ansanm » de conquérir de nouveaux territoires, de commettre de nouveaux crimes, d’incendier des maisons et de vandaliser des institutions etc. Que valent ces forces armées légales alors?
Aucune réponse proportionnelle. Aucune action concrète. Des sympathies, des déplorations, des journées de deuil et rien de plus. Les paisibles citoyens continuent de faire les frais d’une insécurité organisée et méprisée par les dirigeants affairistes qui, se contentent de leur sordide gain.
Messieurs les détenteurs de la violence légale, arrêtez vos palabres. L’heure est grave et vous devez agir pour sauver ce qui pourrait être sauvé.
Texte : Mackenlove Hyacinthe.
Email : mackenlovehyacinthe@gmail.com
C.P : VariétéStars News Agency
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