Festivités colorées ou dérives sexuelles : une alerte sur la protection des mineures en Haïti

Depuis quelques jours, des images circulant sur les réseaux sociaux suscitent une vive inquiétude au sein de la population haïtienne. Elles montrent des activités dites « Festi Color », organisées dans certaines écoles et espaces publics, où de jeunes participants, vêtus de t-shirts blancs, se livrent à des interactions physiques troublantes. Sous couvert de divertissement, des gestes déplacés sont posés sur le corps de jeunes filles, notamment au niveau de la poitrine, du dos et du ventre.

La question du consentement se pose avec acuité. Peut-on réellement parler de consentement lorsque des mineures sont impliquées, dans un contexte de groupe, sous pression sociale ou ludique ? Le consentement doit être libre, éclairé et sans contrainte. Or, dans ce type d’activités, la frontière entre jeu et atteinte à l’intégrité physique devient floue, exposant ces jeunes filles à des situations potentiellement abusives.

Ces pratiques peuvent être assimilées à des formes d’agression sexuelle, surtout lorsqu’elles impliquent des attouchements non encadrés et publics. Le caractère banal et festif de l’événement ne diminue en rien la gravité des gestes posés. Au contraire, il peut contribuer à normaliser des comportements inacceptables et à banaliser la violence sexuelle dans l’espace social.

Les conséquences psychologiques et sociales pour les victimes peuvent être lourdes. Honte, traumatisme, perte d’estime de soi ou encore banalisation de la violence sont autant de risques encourus. À long terme, cela peut affecter leur rapport avec leur corps, avec autrui et avec la notion même de respect et de dignité.
Face à ces dérives, il est urgent que les autorités compétentes, notamment le Ministère à la Condition Féminine, le MENFP et la PNH, prennent position et agissent. Une meilleure régulation des activités scolaires et parascolaires s’impose, ainsi qu’une sensibilisation accrue sur le respect du corps et le consentement.

Protéger les mineures doit être une priorité absolue dans toute société soucieuse de son avenir.

Texte : Laurore Michel


Email : michelaurore90@gmail.com

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